Courbet les deux amies - expo39.ru

Emile Zola, critique de Courbet - Les

Emile Zola Proudhon a vu comme moi les tableaux dont je parle, mais il les a vus autrement, en dehors de toute facture, au point de vue de la pure pensée. Haut de la page.

N'y aurait-il pas moyen d'y trouver quelque remède, quelque adoucissement? On n'en connaît qu'un: "c'est de répartir cette lourde tâche comme un service public, corvée ou prestation, entre tous les membres valides de la société. A quoi je réponds : Courbet eût tout simplement modifié son sujet, car l'idée serait demeurée exactement la même, le problème étant insoluble. Une invention en appelle une autre; de sorte que, pour esquiver toute main-d'œuvre, nous tombons dans le machinisme universel, aussi impossible, aussi introuvable que le mouvement perpétuel.

Il commente, il force le tableau à signifier quelque chose ; de la forme, pas un mot. C'est ainsi qu'il arrive à la bouffonnerie. Le nouveau critique d'art, celui qui se vante de jeter les bases d'une science nouvelle, rend ses arrêts de la façon suivante : Le Retour de la foire, de Courbet, est " la France rustique, avec.

Voilà, direz-vous, bien de la philosophie à propos d'un tableau! Qui empêche d'inventer une machine à casser les pierres, comme on en a inventé une pour les scier? M. Courbet n'aurait eu alors rien à dire. Nous étions tous des enthousiastes. C'était l'époque où fermentaient les têtes! Nous avions au fond de nos cœurs le respect de tout ce qui était souffrant ou vaincu, et nous demandions à l'art nouveau d'aider, lui aussi, au triomphe de la justice et de la vérité.

Tout d'un coup, nous nous arrêtâmes en face d'une toile qui, sur le livret, s'appelait les, casseurs de pierres, et qui était signée en lettres rouges : G. Courbet. Notre émotion fut profonde.