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D laration de la conf rence

Nous nous sommes rassemblés à Nyéléni en réponse à lAppel de Dakar, qui invite les peuples à former une alliance mondiale contre laccaparement des terres. Car nous sommes déterminés à défendre la souveraineté alimentaire, les biens communs et les droits daccès des petits producteurs daliments aux ressources naturelles.

Mettre en place nos propres bases de données dinformations sur la question de laccaparement des terres, en documentant des cas, en rassemblant des informations pertinentes et des preuves chiffrées sur les processus, les acteurs et les impacts de laccaparement des terres, etc. Cest une crise qui affecte tout autant les zones rurales que urbaines. Les accaparements de terres se font en Asie, en Afrique, dans les Amériques et même en Europe dans le cadre de projets dagriculture industrielle, dexploitation minière, de construction dinfrastructures, de barrages, pour le tourisme, au nom de la création de parcs naturels, pour les besoins de lindustrie, pour. Rappelant les termes de lAppel de Dakar, nous réitérons notre engagement à résister et lutter contre laccaparement des terres par tous les moyens possibles, dapporter notre soutien à tous ceux qui luttent contre ces accaparements et spoliations et de faire pression sur nos gouvernements nationaux ainsi que sur les institutions internationales afin quelles sacquittent de leurs obligations envers les droits.

A travers les témoignages de nos frères et sœurs du Brésil, du Burkina Faso, de Colombie, de la République démocratique du Congo, de France, du Ghana, du Guatemala, de la Guinée Bissau, du Honduras, dInde, dIndonésie, du Mali, de Mauritanie, du Mozambique, du Népal, du Niger, du Sénégal, dAfrique du Sud, de Thalande, dOuganda., nous avons pu prendre conscience à. Les peuples autochtones et les minorités ethniques sont chassés de leurs territoires par la force armée, augmentant encore leur précarité voire, dans certains cas, les réduisant en esclavage. Les fausses solutions au changement climatique, sappuyant sur des mécanismes de marché, ne font que renforcer encore laliénation des communautés locales de leurs terres et des ressources naturelles.

Au Mali, le gouvernement, dans sa politique de promouvoir les investissements privés dans lAgriculture, à céder près de 800 000 hectares de terres à des investisseurs privés. Ces terres appartiennent à des communautés qui y vivent depuis des générations, voire depuis des siècles, alors que lEtat malien na été cré que dans les années 1960.

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